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Avec son prochain album "Relovution" prévu courant 2017
Faya-D fera don d'une œuvre riche, universelle, fruit de la convergence d'énergies positives. Voilà toute la singularité d'un projet qui, à coup sûr, comptera parmi les "classiques" de demain.

C'est en 1997 sur la compilation "Hip-Hop Vibes III " de Lord Killer que l'on entend pour la première fois le râle fougueux de Faya-D. Sur un freestyle, l'artiste décoche sa carte de visite d'un flow roots débridé et tutoie les punchlines d'artistes tels que Rohff et Rim-K.

Son style unique deviendra bientôt le rendez-vous incontournable de l'émission "Couvre feu", diffusée chaque semaine sur les ondes de Skyrock et Tropique FM. Aux côtés des Nèg' Marrons et de DJ Phaxx, le "Lion" à l'énergie incendiaire enfièvre jusqu'à l'aube les auditeurs au rythme haletant de ses playlists résolument ragga-dancehall.  Sept années d'antenne qui érigent alors l'artiste d'origine camerounaise en figure iconique de la discipline. 

Si la radio le révèle en animateur hors pair, c'est en 1994, dans le Val-d'Oise, que Faya-D rôde ses premières proses au gré des collaborations. Micro au poing, il déclame et chante ses textes aux valeurs émaillées par culture hip-hop et reggae.

Étrangement"la musique, [il] ne l'[a] pas choisi", avoue t-il.  "Elle fait partie de moi, de mon héritage et elle était inévitable. Nos ancêtres travaillaient et priaient en chantant. Aujourd'hui, c'est la seule chose qui arrive à me soigner et qui me nourrit quand je suis heureux", poursuit l'artiste. Cette nourriture artistique, il la doit assurément à son cercle familial et au souffle des vyniles de son père: Sam Fan Thomas,  Moni bilé, Zaïko Langa Langa, Voulzy,  Moustaki ou encore Balavoine,  comme autant d'artistes qui instillent au jeune homme amour des mots et ouverture d'esprit.

C'est riche de cette culture hybride et métissée que naît en 2005 son premier projet en studio "Dingostyle". Le grand public découvre son premier hit "Baggy Love", extrait d'une œuvre introductive, bigarrée et emprunte d'une folie douce et irrévérencieuse.  L'homme y décline ses multiples identités artistiques, oscillant à loisir entre flow rap et toasting reggae. D'une piste à l'autre, l'auteur-interprète concilie avec aisance moiteur du dancehall ("Retour de flamme" feat Nèg' Marrons) et beats urbains calibrés ( "Nouvelle Saison", détonante collaboration avec Pit Baccardi, Princess Anies, Horseck, Mic Fury, Ol' Kainry, 2 Doigts et Cercle Vicieux).

Mais une chose est sûre. C'est sur scène que Faya-D transcende son art. Sa voix brute et saturée anime irrépressiblement les foules aussi bien lors de festivals internationaux ( Burkina- Faso, Sénégal, Nouvelle Calédonie, Allemagne..)  qu'en premières parties de pointures jamaïcaines telles que T.O.K et lesWailers.

À là croisée des chemins

Après un premier album, le chanteur quitte son label et s'affranchit ainsi des contingences d'une industrie musicale, selon lui, marketée et uniformisée. S'inscrivant désormais à contre-courant d'une norme mainstream, il renoue avec sa créativité et sa liberté trop longtemps entravées. Le déclic? Un accident qui l'immobilise durant de longs mois. Et surtout, un voyage en Jamaïque, fief du reggae originel qu'il chérit tant. Là-bas, Faya-D amorce une véritable procession artistique sur la terre de toutes ses impulsions musicales. Celle de ses pairs Buju Banton, du clan Marley, Tarrus Riley et Bounty Killer.

D" . "D" comme "débrouille", où il expérimente dorénavant l'auto-production, entouré de la bienveillance de "[ses] gens" les #fayapeople, véritable communauté d'artistes et d'anonymes du web, qui lui témoignent une amitié des plus fidèles . En résulte un opus précieux, sage et investi de messages profonds et existentiels. Dans la langueur de riddims intemporels,  l'homme clame tour à tour son aversion pour l'injustice et le racisme ("C'est pas pour moi"), chante son regard bienveillant sur la jeunesse ("Fiers d'eux"), dépeint la versatilité des relations humaines et révèle sa quête d'authenticité ("L'incompris" feat Aketo).

 

 

 

 

À son retour, l'homme, profondément changé, sonde à l'aune de sa plume ses plus profondes aspirations artistiques et les cristallise en 2014 sur son second album "Plan

 

Le fruit de ce travail, Faya-D l' insoumis l'offre gratuitement à la toile, en un ultime signe d'irrévérence au "business".  À bout de réseaux sociaux,  la portée de "Plan D" devient virale et son succès dépasse vite les frontières .

 À l'aube de la "Relovution"

 Près de deux ans après "Plan D", Faya-D s'épanouit sur "Relovution", un troisième album auto-produit mature et introspectif,  et signe assurément là son œuvre majeure. Un opus concis, abouti, orné de textes écrits en anglais et en français, à l'encre immuable du reggae. 

Engagé et positif,  "Relovution"  résonne en un puissant cri du cœur, de ralliement. Une réponse en musique à l'urgente nécessité d'un retour aux fondamentaux : l'amour, le respect, l'unité.  

L'artiste indépendant réaffirme ici ses valeurs les plus humanistes, cavalant sa rime avec la même sagessetransfrontalière qu'à ses débuts.  En signe d'ouverture au monde et d'invitation au voyage, "Relovution" prend volontairement le parti de foisonnantes collaborations internationales, dévoilant des compositions de haute tenue, à l'image notammentdu travail du roumain Lion Riddims , de l'américain Sancho Beats  ou du jamaïcain  Mickael Robert.

 

À l'écoute, on retiendra la moiteur caribéenne aux premières mesures de " Favela Chic'',  titre né d'une rencontre virtuelle avec l'artiste dominicain Starlin Cuevas. La surprise, elle, viendra de la fraîcheur bitumeuse des sons digitaux, l'espace d'une "Brève évasion" (feat Naj), s'affichant tout en contraste avec la chaleur organique des percussions et des chœurs new roots. Car pour Faya-D, il s'agit bien de surprendre tout en étant au plus près de sa vérité. De rompre avec le connu pour en surpasser les limites. L'artiste s'autorise tout. Invite même le vocodeur à distordre les reliefs de sa voix sur "Mon sound" pour un rendu chromé éphémère. L'Afrique, omniprésente dans le cœur de l'artiste, se lit en filigrane sur l’inattendu "Azonto", réalisé en 24h, probablement " un des titres les plus improvisés de [sa] carrière".  

Sans filtre ni fard, l'homme délivre de bout en bout des textes écrits à hauteur du regard : celui de l'homme amoureux ("Tombée du Ciel"),  du "grand frère" d'une jeunesse en mal de repères ("Jour d'orage") de l'enfant né d'une "Maman Roots", dont les valeurs ont façonné l'homme d'aujourd'hui. Émouvant et plein de reconnaissance, c'est "un titre où je me livre un peu. On a tous une maman ici ou là- haut. Elle a tout fait pour que nous ne manquions de rien. La maman est le pilier de la famille, forte, dévouée, courageuse.[...]" confit l'artiste.

Dans la solitude du casque audio, Faya-D fait don d'une œuvre riche, universelle, fruit de la convergence d'énergies positives. Voilà toute la singularité d'un projet qui, à coup sûr, comptera parmi les "classiques" de demain.

Avec "Relovution", Faya-D porte en lui la promesse du plus noble des combats. Celui de construire des ponts, abattre les murs et éveiller les consciences à la seule force son art.  Avec un flow résolument roots comme arme de paix , Faya- D livre ici une bataille rangée ,sans heurs, contre toute forme de division. Mieux encore. De Yaoundé à Kingston en passant par Miami, le message de l'homme porte l'ambition de faire écho aux quatre coins du monde et d' escorter à la plus belle des révolutions: celle du cœur.